28.06.2008
Trois questions à... Thierry Groussin
JPA : Thierry Groussin, en tant que "Chargé de la Formation des Dirigeants" du Crédit Mutuel, êtes-vous en relation avec des consultants externes ?
Thierry Groussin : Oui, fréquemment même, soit qu'ils me sollicitent, soit que je les sollicite. Dans le cas - celui que je préfère - où je suis l'initiateur de la relation, ce sera d'abord lorsque je m'interroge sur l'état de l'art dans un domaine particulier. Quelles sont les expériences les plus avancées en matière de marketing ? Quelles sont les plus récentes observations en ce qui concerne les les modes de vie ? Qu'en est-il réellement de la sécurité des transactions sur Internet ? Quelles sont les stratégies des concurrents ? Quels sont les nouveaux entrants ? A-t-on inventé quelque chose de nouveau depuis Fayol ? Etc.
Les experts - consultants ou non - que j'ai retenus dans mon réseau - un réseau tout-à-fait informel - constituent en quelque manière une partie de mon "radar". C'est à partir de ces échanges que je construis ou fais évoluer mes séminaires.
JPA : Au delà de cette contribution à votre "veille", attendez-vous autre chose d'eux ?
Thierry Groussin : Bien évidemment, dans un deuxième temps, j'ai besoin d'intervenants. Et là, le critère de l'expertise ou de l'originalité de la pensée n'est plus suffisant. Dire que le temps est de plus en plus précieux est une banalité - mais une banalité vraie. L'aptitude à faire comprendre, à transmettre l'essence d'une expérience, d'une analyse ou d'une observation en un temps relativement bref, cette aptitude "pédagogique" va compter autant que le savoir détenu ou l'expérience acquise.
Ceci suppose aussi - c'est un point important pour moi - que l'intervenant n'adopte pas une posture de magister mais accepte également de discuter son point de vue avec mes collègues.
JPA : Certains consultants utilisent le système du "portage salarial" : que pensez-vous de cette pratique ?
Thierry Groussin : Elle fait partie, pour moi, des dispositifs indispensables. Elle me permet de faire intervenir, en les rémunérant correctement et en toute légalité, des personnes qui ont des choses à dire mais qui, pour des raisons diverses, ne sont pas enregistrées comme "travailleurs non salariés".
A défaut du portage, cela voudrait dire que, pour rester dans la légalité que, il faudrait à l'entreprise mettre en branle une usine à gaz administrative pour, par exemple, une conférence de deux heures! Dès lors, sans le dispositif du portage salarial, il y a beaucoup de compétences qui resteraient sous le boisseau et ce serait grand dommage à une époque où on a vraiment besoin de libérer toutes les intelligences.
18:35 Ecrit par François Laurent dans Interview | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2008
Trois questions à... Sophie Carretero
JPA : Merci de me parler de vous et de votre activité en quelques lignes.
Sophie Carretero : Consultante en Gestion de Carrière j’accompagne les cadres dans leur mobilité professionnelle : bilans de compétences, bilans de carrière et pour ceux qui sont à la recherche d’un emploi mise en place d’un marketing personnel, appropriation des techniques de recherche, élaboration et suivi d’un plan d’actions de promotion de leurs talents auprès des entreprises (Cf article de Jean Pierre Ayer sur Cadres Chômeurs Communiquez gagnant).
Formatrice, j’interviens sur des modules liés au développement professionnel (communication interpersonnelle, gestion du stress, gestion du temps, …).
JPA : Votre changement de parcours professionnel vous a amené à utiliser le système du Portage Salarial, Pourquoi ?
Sophie Carretero : De retour d’une mutation en province, un cabinet RH m’a proposé d’intervenir pour leur structure sous forme de missions. C’était pour moi l’occasion de tester mon activité en indépendante en toute sécurité.
JPA : En quoi pour vous le portage est-il une bonne alternative pour développer son activité ?
Sophie Carretero : Depuis bientôt deux ans, je fonctionne avec ce système, j’y trouve les avantages d’un consultant indépendant tout en profitant des conseils, de la réactivité de ma société de portage.
De plus, je peux bénéficier de l’image d’HPR en utilisant leurs cartes visites et autres outils de communication. Les différents consultants de la société de portage forment un réseau propice au développement de nouveaux contrats.
Enfin, je ne m’occupe d’aucune formalité administrative et comptable ce qui me laisse mon temps pour prospecter de nouveaux clients et conduire les missions qui me sont confiées.
09:00 Ecrit par JPA dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Portage, Consultant, Ressources Humaines, RH, Mobilité Professionnelle
03.06.2008
Trois questions à ... Gérard Caballé

JPA : Décrivez-moi en quelques lignes votre activité aujourd’hui ?
Gérard Caballé : Mon métier de base c'est la pédagogie des adultes et l'ingénierie de formation.
Ma spécialité, en un mot, c'est l'efficacité relationnelle, qu'elle soit commerciale, managériale ou transversale.
Je forme, en gros, trois types de publics :
- des commerciaux ou délégués médicaux à la relation de vente,
- des managers au management, qu'il s'agisse de fondamentaux ou de perfectionnement
- des chefs de service ou membres de CODIR à la communication transversale
Mon secteur d'activité favori, c'est l'industrie pharmaceutique, dont je suis issu, et notamment les métiers de délégué médical et de manager d'équipe régionale. De longue date j'ai développé une expertise sur les modèles les plus réputés de la communication et du comportement : AT, PNL, Process Com, Insights Discovery, Palo Alto, etc…
JPA : Pour développer votre activité, pourquoi avoir opté pour le Portage Salarial ?
Gérard Caballé : Pour débuter une activité en solo, c'est de loin la solution la plus simple et la plus sécure. La plus simple car les démarches se limitent à une simple inscription chez High Potential Resources. La plus sécure car on ne paye de charges que si l'on a des rentrées donc des missions.
Par ailleurs, après un long parcours en entreprise (30 ans), cette formule permet de travailler en solo, comme un indépendant, tout en conservant un statut salarié, ce qui est préférable pour poursuivre jusque en fin de carrière les cotisations aux différentes caisses avec le même statut. La gestion est réduite à sa plus simple expression : feuille d'activité et relevé des frais en fin de mois. Le rendement est semble-t'il comparable aux autres formules (société ou libéral). Les échanges avec d'autres consultants m'indiquent que, grosso modo, quelle que soit la formule, le net avant impôt est tout à fait comparable, de l'ordre de 50 %.
Finalement le portage salarial rassemble les avantages de l'activité en indépendant et du statut salarié. Pour toutes ces raisons, une fois mon activité bien lancée, je n'ai pas du tout éprouvé ni la nécessité, ni l'envie, de changer de formule.
JPA : Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à privilégier ce dispositif plutôt que de retourner en entreprise ?
Gérard Caballé : C'est très simple : après 30 ans passés en entreprise, je ne souhaitais pas y retourner. Cette formule me permettait de travailler de façon autonome et indépendante et en même temps de m'exprimer librement, libéré de toutes les contraintes internes d'une entreprise, sans avoir à gérer des rapports de force, conflits de personnes, et autres considérations "politiques" internes, qui brident beaucoup l'expression de la créativité et des talents. Il est important de préciser que le statut de portage n'a jamais été un obstacle, notamment juridique, pour les entreprises donneuses d'ordre, quelle que soit leur taille.
Aujourd'hui, après plus de 6 ans de pratique, je suis un consultant heureux, rétrospectivement très satisfait de ce choix, et je ne saurais trop conseiller à tous les séniors qui veulent se lancer dans le Consulting, de choisir le portage salarial, d'autant plus qu'il bénéficie maintenant de toute la reconnaissance légale des pouvoirs publics.
10:10 Ecrit par JPA dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Portage, Consultant, Formation, Laboratoires pharmaceutiques
25.05.2008
Les consultants HPR publient

François Laurent est membre de HPR depuis bientôt deux ans.
Pour assurer sa promotion, il tient un blog : MarketingIsDead, un peu provocateur, mais il faut parfois savoir se faire remarquer ; et aujourd'hui il publie un livre plus sobrement intitulé : Marketing 2.0, l'intelligence collective.
Interview de Fraçois par Jean Pierre Ayer.
JPA : Encore un nouveau livre sur le Marketing 2.0 : c'est vraiment à la mode ?
François : Quand j’ai écrit il y a quelques mois sur mon blog – MarketingIsDead – que mon prochain livre allait s’intituler Marketing 2.0, L’intelligence collective, j’ai aussitôt reçu une kyrielle de mails pour m’informer : « Moi aussi j’ai publié (je vais publier) un livre sur le "Marketing 2.0" » … voire un livre qui s’appelle(ra) ainsi !
Et je me suis aperçu qu’il existait vraiment bien des façons d'aborder le "Marketing 2.0" :
- comme un phénomène de mode – qui passerait bien évidemment avec la montée en puissance du Web 3.0, etc.
- comme une compilation de recettes de cuisine : comment intégrer blogs, wikis et autres réseaux sociaux dans sa stratégie marketing ?
- etc.
Bref comme un nouveau … gadget !
Et que décidemment la route se révélait encore bien longue, qui verrait se réconcilier marketing et citoyens !
JPA : Pourquoi ? Le marketing, c'est pas sérieux ?
Car aujourd’hui, ce serait plutôt le divorce – aux torts des (de certains) marketers, bien évidemment ! Des marketers en complet décalage avec la société dans laquelle ils vivent ; et avec les consommateurs qui achètent les produits qu’ils sont censés concevoir et promouvoir !
Résultat : des catastrophes en chaîne – des milliers de produits lancés chaque année qui disparaissent dans les deux ans suivants ; des millions d’euros investis dans des campagnes dont nul ne retient le seul nom de la marque mise en avant !
JPA : Le livre est sous titré : l'intelligence collective. Pourquoi ?
Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».
Intelligence collective, conversations … Désormais la toile bruisse de partout : clients et employés discutant tranquillement dans le dos des entreprises et des marques, citoyens se gaussant des politiques, etc.
Les internautes sont comme de gentilles grenouilles coassant autour de la mare : magie du many to many, de la communication horizontale. Les marques, elles, ne savent communiquer que verticalement - comme hier, en one to many : bref, c’est un peu comme lancer un pavé dans la mare en s'étonnant que les grenouilles en soient parties !
JPA : Le Marketing 2.0, ce serait le marketing du Web 2.0, si l'on peut résumer ?
Le Marketing 2.0, ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.
Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.
Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.
Pendant que d’aucuns se plantent gentiment la tête dans le sable fin, d’autres essuient les plâtres, certes avec plus ou moins de succès, mais n’en prennent pas moins quelques longueurs d’avance.
Je pourrais en citer des dizaines, des grands groupes aux petites start up : je n’en évoquerai ici qu’un, mais des plus emblématiques, mon ami Pierre Bellanger, qui m’a entre outre gratifié d’une généreuse préface.
16:40 Ecrit par JPA dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2008
Interview : Elisabeth Exertier, fondatrice du Site Marketing

Jean Pierre Ayer : Elisabeth Exertier, vous dirigez Le site marketing : pourriez-vous me préciser quelle est l’activité de votre société ?
Elisabeth Exertier : Le Site Marketing que je dirige avec Pierre Denis est spécialisé en pige publicitaire hors média & Internet. Pour faire court, nos bases de données recensent des campagnes publicitaires : nos clients les consulte et les analyse dans un cadre d’observation concurrentielle.
Jean Pierre Ayer : Avant de fonder cette société, vous avez longtemps travaillé comme conseil indépendant en portage salarial : pourquoi avoir alors choisi cette formule.
Elisabeth Exertier : Après une reprise d’étude tardive – à 37 ans pour faire un DESS au CELSA –, j’ai eu des propositions de missions beaucoup plus intéressantes que des postes en tant que salariée. Il fallait pouvoir facturer les clients proposant ces missions. J’ai opté pour le portage car je ne savais pas si cette situation allait durer ; je ne souhaitais pas me lancer dans le montage d’une structure pour quelques mois. Puis les missions se sont enchaînées et j’ai continué en portage, ayant pu apprécier la souplesse de la formule : les avantages du salarié, la possibilité de facturer ses clients et l’administratif réduit au strict minimum. J’ai quitté le portage aussi très facilement (une simple lettre) pour m’associer avec le fondateur du Site Marketing. Avec du recul, je trouve que le portage m’a permis de me concentrer sur le cœur de mon métier : trouver et réaliser des missions de marketing … j’ai économisé des heures de compta-gestion-fiscalité qui n’étaient pas forcément mon atout premier !
Jean Pierre Ayer : Comment voyez-vous l'avenir du Web, avec la multiplication des blogs, réseaux sociaux, etc.
Elisabeth Exertier : Je trouve que le Web (et je dirais même plus l’Internet) ressemble de plus en plus à ce qu’en pensaient les visionnaires des années 1990 : un véritable cerveau planétaire (J. de Rosnay) avec tout ce que çà comporte : de la parole, de la rationalité, de l’émotionnel … et un potentiel infini !
Pour en savoir plus sur Le site marketing.
19:25 Ecrit par JPA dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


